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LE PARQUET GÉNÉRAL FRAPPE FORT APRÈS LES MANIFESTATIONS À SIGUIRI: MARWANE BALDÉ RÉAFFIRME L’AUTORITÉ DE LA LOI

La réponse judiciaire n’aura pas tardé. À la suite des troubles enregistrés dans la commune urbaine de Siguiri, le Parquet général près la Cour d’appel de Kankan, sous l’autorité du Procureur général Marwane Baldé, a immédiatement enclenché l’action publique, démontrant, une nouvelle fois, sa fermeté face aux atteintes à l’ordre public.

Une manifestation non autorisée à l’origine des poursuites

Les faits remontent au 17 février 2026, lorsque certains jeunes, regroupés au sein d’un mouvement clandestin, ont organisé une manifestation non autorisée dans la commune urbaine de Siguiri.

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Suite à la réquisition du président de la délégation spéciale de la commune pour le rétablissement de l’ordre public, les forces de défense et de sécurité sont intervenues pour disperser les attroupements et procéder à des interpellations.

Au total, 28 personnes, dont quelques mineurs, ont été arrêtées puis déférées devant le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Siguiri.

Placés sous mandat de dépôt, les mis en cause devraient comparaître lors d’une audience prochaine, où ils répondront des faits de troubles à l’ordre public, participation à un attroupement illégal, dégradations de biens.

D’importants dégâts matériels enregistrés

Selon les premières constatations judiciaires, les manifestations ont causé d’énormes dommages matériels.

Il est signalé la destruction d’engins lourds d’exploitation minière et la perte de plusieurs machines Poclains, l’incendie et la dégradation de biens publics et privés, la dégradation de la voie publique, etc.

Ces violences ont paralysé durant plusieurs heures les activités socio-économiques de cette importante ville aurifère de Haute-Guinée.

Écoles, commerces et services administratifs ont dû suspendre leurs activités face à la montée des tensions, tandis que des affrontements sporadiques opposaient manifestants et forces de l’ordre, entre jets de projectiles et tirs de gaz lacrymogènes.

Une chinoise prise en otage

Plus grave encore, les violences ont franchi un seuil particulièrement préoccupant avec l’enlèvement d’une ressortissante chinoise évoluant au sein d’une société minière installée à Siguiri. Selon des sources concordantes, la victime a été prise à partie par des manifestants avant d’être retenue contre son gré. Elle ne sera retrouvée que tard dans la nuit, aux environs de 23 heures, grâce à l’intervention coordonnée des Forces de défense et de sécurité. Cet acte, d’une extrême gravité, constitue un fait criminel caractérisé. Le Parquet, qui mesure toute la portée pénale d’un tel enlèvement – tant sur le plan sécuritaire que diplomatique – a d’ores et déjà décidé d’engager des poursuites exemplaires afin que les auteurs répondent de leurs actes avec toute la rigueur de la loi.

La réaction immédiate du Procureur général

Dans une déclaration officielle rendue publique le 18 février, le Procureur général Marwane Baldé a condamné avec fermeté ces manifestations qualifiées de « sauvages » et contraires aux lois de la République.

Garant de l’ordre public dans le ressort de la Cour d’appel de Kankan, il a donné des instructions formelles au procureur de la République de Siguiri d’engager sans délai des poursuites contre les auteurs, les co-auteurs et les complices présumés. Objectif : rétablir l’ordre public et protéger les populations de Siguiri.

 « L’ordre public est précieux pour toute société. Sa préservation est indispensable à la vie en communauté », a rappelé le chef du parquet général.

Une mise en garde solennelle

Le ministère public met en garde toute personne tentée de participer à des manifestations non autorisées, violentes ou accompagnées de dégradations. Toute implication dans des attroupements illégaux, des violences sur les personnes et des destructions de biens meubles ou immeubles, expose leurs auteurs à des poursuites judiciaires et aux sanctions prévues par la loi pénale.

Appel au calme et à la responsabilité collective

Dans une démarche d’apaisement, le Parquet général a également lancé un appel à la sagesse. Les notables, religieux et doyens de Siguiri sont invités à user de leur influence pour ramener le calme, encourager la retenue et promouvoir le respect des lois de la République. Le message est clair : la défense d’intérêts communautaires ne saurait justifier le recours à la violence ni à l’illégalité.

Marwane Baldé, une ligne de fermeté constante

Par cette réaction rapide, le Procureur général confirme sa ligne directrice : tolérance zéro pour les atteintes à l’ordre public. Qu’il s’agisse de criminalité urbaine, de dérives carcérales ou de troubles sociaux, son action s’inscrit dans une volonté de restaurer l’autorité de la loi tout en garantissant la sécurité des citoyens.

À Siguiri comme dans l’ensemble du ressort judiciaire de Kankan, le message est désormais sans équivoque : la liberté de manifester existe, mais elle s’exerce dans le cadre légal – et nul ne saurait s’en affranchir impunément.

Par Sambégou Diallo, pour lesfaits224.com 

 

 

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