Le secrétariat de l’Union du fleuve Mano (UFM), la Banque africaine de développement et les Nations unies ont récemment tenu une réunion de haut niveau à Abidjan, en Côte d’Ivoire, pour réaffirmer leur engagement commun à lutter contre la fragilité et à renforcer la résilience en Afrique de l’Ouest.
L’Union du fleuve Mano est une association internationale, établie initialement entre le Liberia et la Sierra Leone en 1973 dans le cadre de la Déclaration du fleuve Mano. Le fleuve Mano prend naissance dans les hautes terres de Guinée et forme une frontière entre le Liberia et la Sierra Leone. L’Union comprend aujourd’hui la Guinée et la Côte d’Ivoire.
La réunion, qui s’est tenue en marge de la réunion statutaire des États membres de l’UFM, s’appuie sur une collaboration initiée en 2020 avec le lancement de l’Évaluation de la fragilité et de la résilience dans le bassin du fleuve Mano. Cette collaboration a abouti à la publication, en 2022, du rapport intitulé : « Fragilité et résilience dans la sous-région de l’Union du fleuve Mano : consolider les dividendes de la paix dans un contexte de défis persistants ».(le lien est externe)
Sous la présidence de l’ambassadeur Siméon Moribah, secrétaire général de l’UFM, les hauts responsables ont examiné les priorités stratégiques de la région. Celles-ci comprennent l’amélioration des analyses fondées sur les données des tendances en matière de fragilité et de résilience en vue d’une action préventive et tenant compte des risques, ainsi que la consolidation des synergies opérationnelles afin de promouvoir les investissements favorables à la paix.
Les participants à la réunion ont examiné des projets spécifiques s’attaquant aux causes profondes de la fragilité, tout en soulignant l’importance d’intégrer des mesures de prévention des conflits dans les initiatives existantes et prévues.
« Les défis auxquels cette région est confrontée sont importants, mais notre détermination l’est tout autant », a affirmé Barrie Freeman, représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel. « En renforçant la coopération régionale, en promouvant la paix et en garantissant une bonne gouvernance, nous pouvons transformer ces défis en opportunités. Ensemble, nous construisons un avenir dans lequel la paix, la sécurité et le développement vont de pair », a-t-elle ajouté.
M. Philippe Poinsot, coordonnateur résident des Nations unies pour la Côte d’Ivoire, a souligné la capacité des équipes de pays des Nations unies à fournir aux États membres de l’UFM des orientations stratégiques et une expertise technique pour faire progresser leurs priorités en matière de développement durable et de consolidation de la paix.
M. Riadh Ben Messaoud, coordonnateur principal à la Banque africaine de développement, a mis en avant le caractère novateur de l’évaluation, notant qu’il s’agissait de la première du genre dans la région. Il a réaffirmé l’engagement de la Banque à soutenir la mise en œuvre des conclusions principales de l’évaluation, en collaboration avec les Nations unies et le secrétariat de l’UFM, afin de prévenir la reprise des conflits.
En conclusion, M. Moribah a exprimé sa satisfaction pour les efforts de collaboration. « Je remercie les experts des États membres de l’UFM et les équipes techniques des trois institutions pour leurs précieuses contributions à l’élaboration d’une matrice de programmes axée sur les priorités de la sous-région de l’UFM en matière de fragilité et de résilience », a-t-il salué.
Source : afdb.org