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OGP : Le gestionnaire d’élite sacrifié sur l’autel de l’ivrognerie d’un saboteur sans qualification

Il est des destins qui laissent un goût de cendre. Celui d’Aladji Cellou Camara, limogé dimanche dernier de la tête de l’Office guinéen de publicité (OGP) aux côtés de son nuisible adjoint, en fait partie. Comment un homme qui « ne fait pas de mal à une mouche », d’un calme olympien et d’une sérénité à toute épreuve, a-t-il pu se retrouver embringué dans une affaire d’« inconduite » ?

La réponse tient en un nom : Jean-Marie Soriba Coumbassa, une crapule qui a réussi l’exploit d’écorcher l’image du bâtisseur hors pair Aladji Cellou son supérieur hiérarchique. Au lieu de remplir son devoir d’assistant, Coumbassa a noyé cet office devenu florissant malgré ses libations alcoolisées qui déshonorent sa fonction.

Pour comprendre l’ampleur de l’injustice dont est victime Aladji Cellou Camara, il faut se pencher sur son parcours. Pendant cinq ans, cet homme exceptionnel a dirigé la DIRPA (Direction de l’information et des relations publiques de l’armée).

Rappelons le contexte : c’est un civil qui a évolué au milieu des « corps habillés », un environnement réputé pour sa rigueur et sa complexité. Pourtant, pendant une demi-décennie, entre les troupes et la haute hiérarchie militaire, on n’a jamais entendu le moindre bruit. Zéro friction, zéro polémique. Seul un management d’une qualité exceptionnelle, une intelligence émotionnelle hors norme et une diplomatie silencieuse pouvaient permettre un tel exploit. Aladji Cellou est un homme de l’ombre qui fait briller.

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Malheureusement, cette noblesse d’âme s’est brisée sur le roc de la crapulerie de son directeur général adjoint. À l’OGP, Aladji Cellou a retrouvé le même élan : il a sauvé l’entreprise de la faillite, faisant passer la trésorerie de 146 000 GNF fin 2024 à plusieurs milliards, payant les salaires et effaçant les arriérés. À ce jour, l’OGP ne doit aucun kopeck à l’état, ni aux fournisseurs, ni aux collectivités et aucun mois d’arriérées de salaires aux employés.

Mais à côté de lui sévissait un individu sans la moindre qualification pour le poste : Jean-Marie Coumbassa, surnommé « Jeannot ».

Là où Aladji Cellou construisait patiemment, Jeannot Coumbassa sapait, sabotait et alcoolisait l’ambiance. Ce prétendu cadre, qui n’est en réalité qu’un criminel ayant changé de nom à plusieurs reprises pour échapper à ses forfaitures, a transformé l’OGP en café du commerce.

Son niveau d’analphabétisme fonctionnel avait de quoi faire frémir : comment peut-on signer un engagement de 900 millions de francs guinéens et ensuite appeler l’ORDEF en plaidant : « moi je ne savais pas avant de signer » ?

Pire encore, cet individu est un accroc à l’alcool notoire. L’apothéose de sa déchéance a eu lieu ce vendredi 26 juin. L’homme qui avait su instaurer la discipline au cœur de la DIRPA sans jamais élever la voix a vu son bureau être violé par un Coumbassa manifestement ivre. S’introduisant avec fracas lors d’un entretien syndical, l’adjoint alcoolisé a proféré des insultes, des menaces de mort, forçant le syndicat à déposer plainte pour agression.

Le comble de l’ignominie dans cette affaire ? Cette réunion qu’il a si bruyamment interrompue n’était pas celle qu’il fuyait. À la base, le DG et le DGA devaient conduire à deux une session technique cruciale pour boucler le rapport d’activité de l’entreprise. De mercredi 17 à samedi 20 juin, de 9h à 22h, l’ensemble des directeurs et cadres de l’OGP ont planché d’arrache-pied. Où était Jeannot Coumbassa ? Absent. Volontairement absent.

Pendant que son supérieur hiérarchique, humble et appliqué, prenait place au premier rang à droite, tel un étudiant, pour suivre et contribuer activement aux travaux de la commission, le DGA faisait le mort. Et pour cause : de mémoire de personnel, en 18 mois à l’OGP, personne ne se souvient de l’avoir vu là où il était censé être, c’est-à-dire en train de travailler. Mais pour venir perturber une audience de l’ancien DG, tenue dans l’intimité de son bureau, il a soudainement trouvé l’énergie de forcer les portes. Ivre, il a ainsi démontré au monde entier la seule chose qu’il sait faire de mieux : les invectives et le tapage.

Le contraste est tragique : le manageur de l’ombre, pacifique et bâtisseur, agressé par un faux jeton, éméché et calomniateur – ce même Coumbassa qui n’avait pas hésité à envoyer ses collègues en prison suite à ses dénonciations calomnieuses et qui d’ailleurs est toujours braqué contre la famille présidentielle sur les réseaux sociaux pour masquer son incompétence.

En limogeant les deux hommes pour le même motif d’« inconduite », le décret présidentiel a commis une erreur de jugement tangible. Mettre sur le même plan le redresseur de l’OGP et le vandale qui le détruisait de l’intérieur est une atteinte à la méritocratie.

L’heure n’est pas au silence. Aladji Cellou Camara mérite d’être réhabilité avec les honneurs qui lui sont dus, car son bilan à la DIRPA comme à l’OGP est irréprochable.

Quant à Jeannot Coumbassa, son éviction ne suffit pas. Ce saboteur aux multiples identités, dont les mains tremblent sous l’effet de l’alcool mais qui signent des centaines de millions sans les lire, ne mérite pas la retraite paisible. Il mérite les tribunaux.
Par Sambégou Diallo pour lesfaits224.com


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