Scène de désolation ce vendredi 26 juin à l’Office guinéen de publicité (OGP). Jean-Marie Coumbassa, directeur général adjoint, a violemment fait irruption dans le bureau de son supérieur hiérarchique, interrompant une réunion syndicale dans un état d’ébriété avéré. Une escapade qui aurait pu rester une simple anecdote interne si elle ne mettait pas en lumière l’incroyable ascension d’un individu à la sauce caméléon.
L’image est choquante et a depuis fait le tour des réseaux sociaux : sous l’effet de l’alcool, le DGA a proféré des propos d’une rare virulence. L’escalade a été telle que le syndicat a dû déposer une plainte auprès de la police pour agression. Une affaire qui dépasse désormais le simple cadre de l’entreprise et qui interpelle les autorités de tutelle à présent.
Car le plus scandaleux dans cette affaire n’est pas seulement l’ivresse manifeste d’un cadre de l’État (?) en pleine journée de travail, mais bien l’identité de cet homme. Loin d’être un gestionnaire modèle, Jean-Marie Coumbassa est un criminel notoire qui a changé de nom à plusieurs reprises au fil de sa vie, adaptant son identité au rythme de ses forfaitures. Comment un individu au casier judiciaire aussi lourd et aux identités multiples a-t-il pu être propulsé à la tête de l’OGP ? La question fiche un froid au sein de l’administration publique.
Cette intrusion fracassante n’est que le dernier acte d’une longue série de sabotages. Depuis sa nomination, cet individu incompétent ne cesse de semer la pagaille, agissant comme une véritable cinquième colonne alors que le directeur général s’évertue à redresser une entreprise autrefois exsangue.
Récemment, plusieurs cadres de la direction générale ont été convoqués par Alphonse Wright (un autre demi-urge pervers) qui est aujourd’hui capable de mettre des citoyens en prison suite à de simples dénonciations calomnieuses. Où va notre pays?
Il faut rappeler qu’en janvier 2026, ce même Coumbassa était suspendu pour « manquement grave » après avoir diffusé une vidéo diffamatoire sur Facebook, allant jusqu’à indexer le Président de la République et la famille présidentielle.
Une sanction vite oubliée : moins d’un mois plus tard, il était réintégré dans ses fonctions avec pour seule consigne de ne plus s’exprimer sur les réseaux. Une consigne qu’il a joyeusement ignorée, sans que la hiérarchie ne bouge le petit doigt.
Cette impunité routinière prend ses racines dès fin 2025. À l’époque, Coumbassa s’était arrogé des pouvoirs illégaux pour suspendre des travailleurs et avait appelé l’ORDEF sur un dossier de 900 millions de francs guinéens… dont il était lui-même le premier signataire !
Sa défense avait fait rire toute la maison : « Je ne savais pas avant de signer ». Un niveau d’incompétence d’autant plus insupportable qu’il intervient alors que le DG actuel a sauvé l’OGP de la faillite, faisant passer la trésorerie de 146 000 GNF fin 2024 à plusieurs milliards aujourd’hui.
Aujourd’hui, le mal est fait. L’OGP est paralysée par un homme dont les multiples identités cachent un passé sombre, et qui semble bénéficier d’une protection en haut lieu. Alors qu’une plainte a été déposée et que la vidéo de son ébriété fait scandale, le silence de l’État est assourdissant.
Jusqu’à quand tolérera-t-on qu’un criminel caméléon tienne en otage une entreprise publique ? L’affaire Coumbassa sent le pourrissement, et avec elle, c’est toute la politique de bonne gouvernance qui est menacée.
REPUBLIQUE DE GUINEE-1

Sambégou Diallo, pour lesfaits224.com
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