La salle des spectacles du Centre Culturel Franco-Guinéen (CCFG), a abrité la cérémonie de projection l’avant-première du documentaire « Mamaya, danse éternelle de Kankan », dans la soirée d’hier vendredi 1er mai 2026. La rencontre a réuni plusieurs artistes, des promoteurs culturels des cadres de l’Etat et des membres du gouvernement.
L’initiative est portée par CBC Worldwide Communication and Production Company, dirigée par Diaka Camara. Dans son discours, cette actrice appréciée pour sa détermination pour la valorisation de la culture guinéenne, a indiqué que ce documentaire constitue un outil de transmission et une pièce maîtresse du dossier de candidature internationale, en vue d’inscrire la Mamaya dans le patrimoine immatériel de l’UNESCO.
« La Mamaya a 86 ans. Il était crucial de valoriser ce patrimoine qui raconte une part essentielle de notre histoire. On ne peut s’approprier ce que l’on ne connaît pas », a déclaré Diaka Camara.
Elle a affirmé toutedois que le film projeté dépasse le cadre cinématographique : « Il permet aux nouvelles générations de s’approprier une tradition devenue un puissant symbole d’unité nationale.»
Vers l’inscription de la Mamaya à l’UNESCO? Le gouvernement s’engage…
Dans sa prise de parole, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat a dit que « le processus est engagé, il est en cours », tout en révélant la tenue prochaine d’ateliers d’experts pour codifier et sauvegarder l’authenticité de la danse.

« Dans la Mamaya, les gens ne voient pas de politique, ils ne voient pas de communauté, ils ne voient pas d’ethnie. Ils voient la Guinée qui se célèbre, la Guinée qui se retrouve. C’est pourquoi la culture est le meilleur moyen de cultiver la paix et de prévenir les conflits. Aujourd’hui, vous avez la destination Haute-Guinée qui rassemble toute la nation avec la Mamaya. Vous avez le Kanya Soly à Kindia pour la Basse-Côte, et le Donkin Fouta en Moyenne-Guinée, que nous accompagnons et structurons. Enfin, il y aura en fin d’année un projet en Guinée Forestière appelé le Festival des Masques, pour sauvegarder ces éléments en voie de disparition. Chaque région possède une identité propre, et c’est la mise en commun de ces identités qui nous permettra de bâtir une nation dans une véritable communion », a déclare Moussa Moïse Sylla.
Il a aussi apprécié l’initiative porté par Diaka Camara :
« Je salue ces initiatives d’ouverture. Après avoir fait le tour des régions naturelles, il faut s’ouvrir au monde. La Mamaya est devenue un sujet de discussion global ; cela permettra d’exporter ce patrimoine très loin.»
Comme le ministre, des acteurs du secteur ont aussi salué l’initiative.
« Mme Diaka Camara ne se fatigue jamais de mettre en lumière notre cher pays », a exprimé Malick Kébé, Directeur Général du Fonds de Développement des Arts et de la Culture (FODAC).
Hassatou Barry











