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Drame nocturne à Dar‑Es‑Salam : un éboulement meurtrier à Conakry

Dans la nuit du 23 août 2026, un effondrement brutal s’est produit à la décharge de Dar‑Es‑Salam, à Ratoma, Conakry, piégeant une vingtaine de personnes sous des tonnes de déchets. Les premiers secours ont confirmé plusieurs victimes, dont des ressortissants de Sierra Leone, encore ensevelies sous les décombres.

La décharge de Dar‑Es‑Salam, située près de la ruelle menant au radar de la ville, accueille depuis des années des habitations précaires construites à la lisière du site d’enfouissement. Les habitants, souvent des migrants ou des familles à faibles revenus, s’y installent pour profiter d’un accès gratuit à l’eau et à l’électricité informelle. Le week‑end précédent, des fissures avaient déjà été signalées, mais aucune mesure de prévention n’a été prise. Vers 02 h 30, le sol a cédé, emportant des tentes et des baraques de fortune, déclenchant un chaos qui a rapidement mobilisé les services d’urgence.

Les équipes de la police, de la protection civile et de l’armée ont été dépêchées sur place. Au moment du rapport, douze personnes étaient décédées, vingt‑cinq blessées, dont quinze gravement, et trente‑cinq ont été évacuées vivantes. Le maire de Conakry, Mohamed Bangoura, a déclaré : « Nous faisons tout notre possible pour extraire les corps et sauver les survivants, mais la situation reste critique. » Le ministre de la Santé, Dr Fatoumata Camara, a annoncé la mise en place d’un poste de secours temporaire et la distribution de kits médicaux aux victimes. Des ONG locales, comme l’Association des Femmes de Conakry, ont lancé un appel à dons pour soutenir les familles endeuillées.

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Les autorités ont annoncé la suspension immédiate de toute activité d’habitation sur le site et ont promis un audit complet du système de gestion des déchets. La relocalisation des résidents est envisageable. En attendant, les secours poursuivent leurs recherches, et la nuit du 24 août reste marquée par des appels d’espoir des proches des victimes. Huit corps sont sortis des décombres. Une mamie a perdu, à elle seule, tous ses cinq enfants.


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