Le 24 juin 2024, le président des États‑Unis, Donald J. Trump, a officiellement décliné la proposition de Téhéran visant à rouvrir le détroit d’Ormuz dans un délai de sept jours. Cette décision, relayée par le Wall Street Journal, survient alors que le passage stratégique, clé du transport du pétrole mondial, reste partiellement bloqué depuis plusieurs semaines.
Depuis le mois d’avril, l’Iran a limité le trafic maritime dans le détroit en réponse aux sanctions américaines renforcées et à l’arrestation de plusieurs ressortissants américains. Le gouvernement de Washington, sous l’égide du département d’État, a maintenu une pression diplomatique, exigeant le respect du cadre de l’accord nucléaire de 2015 avant toute concession. Le 18 juin, le porte-parole de la Maison-Blanche, Karine Jean-Pierre, avait indiqué que les négociations étaient « en cours mais sans engagement concret ». L’offre iranienne, présentée le 22 juin, promettait la remise en service du détroit sous condition d’une levée partielle des sanctions, sans toutefois préciser les mécanismes de vérification.
La réaction à ce refus s’est fait sentir immédiatement sur les marchés. Le Brent a grimpé de 1,3 % à la clôture de Londres, tandis que le NYMEX a enregistré une hausse de 2,1 % du prix du pétrole brut. Le ministre des Affaires étrangères iranien, Hossein Amir-Abdollahian, a qualifié la décision de « manque de bonne foi », et a annoncé que Téhéran envisagerait de prolonger les restrictions jusqu’à une nouvelle offre plus favorable. De son côté, le secrétaire au Trésor américain, Janet Yellen, a rappelé que toute modification du statut du détroit dépendrait d’une conformité totale aux exigences de l’accord nucléaire, soulignant le rôle crucial du Conseil de sécurité de l’ONU.
À l’horizon, les analystes prévoient une escalade des pressions diplomatiques. Des sources proches du ministère iranien évoquent la possibilité d’une réunion d’urgence entre les représentants de Washington et de Téhéran, prévue pour la première semaine de juillet, afin de définir un cadre de désescalade. Parallèlement, les compagnies pétrolières envisagent de rerouter une partie de leurs cargaisons vers le canal de Suez, augmentant les coûts logistiques. L’administration Trump, qui a récemment annoncé la nomination d’un nouveau conseiller spécial pour le Moyen‑Orient, semble prête à renforcer les sanctions économiques contre l’Iran si aucune avancée n’est obtenue d’ici la fin du mois. Les prochains jours seront décisifs pour la stabilité du commerce énergétique mondial, avec le détroit d’Ormuz restant le point de bascule entre diplomatie et confrontation.
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