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Le ministère de l’Environnement organise le forum sur la biodiversité pour co-construire l’avenir de ses aires protégées

Conakry abrite un forum de deux jours (28-29 avril), sur la Biodiversité 2026, dans le but d’une co-construction de ses aires protégées. C’est étape décisive pour la Guinée. L’initiative regroupe plus de 200 acteurs venant des ministères sectoriels, les communautés locales, les acteurs de la société civile, les conservateurs de la nature, les acteurs économiques, le secteur privé, ainsi que les partenaires au développement et les partenaires internationaux.

C’est une initiative qui s’inscrit dans l’objectif de dessiner ensemble les limites du réseau national des aires protégées en tenant compte des considérations naturelles, économiques et sociales du pays, selon le ministère de l’Environnement et du développement durable.

L’initiative du gouvernement guinéen a réuni les acteurs du secteur, s’inscrit dans le contexte du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal (COP15), contribue à l’atteinte des objectifs de protection de 30% des aires terrestres et marines d’ici 2030 (objectif 30×30).

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Ainsi, le forum va consolider le positionnement de la Guinée comme acteur de référence sur les enjeux de conservation, dans un contexte de pression croissante sur les ressources naturelles liée développement des infrastructures et d’autres facteurs anthropiques. La Guinée décide ainsi de son approche, ses règles et priorités, et de la façon dont elle protège et valorise son capital naturel.

La Guinée, une terre riche

Dans son discours, la ministre Djami Diallo a déclaré que la Guinée est l’une des terres les plus riches du monde, non seulement parce que son sous-sol regorge du fer, de la bauxite et de l’or, mais aussi parce que ces forêts abritent des espèces que l’on ne trouve nulle part ailleurs sur la planète.

« Notre pays est riche de par sa biodiversité, ses forêts et ses fleuves. La Guinée est un pilier écologique majeur pour l’Afrique de l’Ouest, qu’il est indispensable de développer pour le bien de notre peuple et qu’il est essentiel de sauvegarder et de protéger pour les générations futures. Ce matin, je m’adresse à vous avec détermination à l’occasion de ce forum sur la biodiversité. Ce rendez-vous historique marque le lancement officiel du processus de concertation nationale visant à bâtir le nouveau réseau national d’aires protégées et établir la feuille de route des mesures de compensation liées aux pertes de biodiversité, induites par le projet Simandou. Ces deux initiatives traduisent l’engagement du gouvernement à relever les immenses défis qui se dressent devant nous pour préserver la richesse exceptionnelle du capital naturel de notre cher pays »
, a indiqué la ministre de l’Environnement et du développement durable.

Pour relever ces défis, poursuit madame Djami, la participation de tous est une obligation, car cet exercice ne peut se faire sans concertation, sans construction et sans engagement collectif.

« Le département de l’environnement et du développement durable a entrepris de structurer et de moderniser la gestion du patrimoine naturel. À travers la mise en place d’un nouveau réseau guinéen d’aires protégées, composé de 18 sites identifiés. Ce réseau permet d’envisager une évolution de la couverture en aires protégées de 15 à 28 % du territoire national à l’horizon 2030, nous rapprochant de l’objectif de 30 % fixé par le cadre mondial. Chaque hectare d’aire protégée que nous délimitons aujourd’hui est une dette honorée envers les générations futures. Sur le plan juridique, politique et réglementaire, la Guinée a franchi une étape historique avec l’élaboration de son tout premier code des airs protégés afin de renforcer le cadre légal et institutionnel du secteur », a-t-elle ajouté.

A son tour, le chef du gouvernement guinéen a déclaré que ce rendez-vous s’inscrit dans une orientation politique du président Mamadi Doumbouya, qui consiste à organiser le développement national autour d’un équilibre maîtrisé entre valorisation économique et préservation du capital naturel.

« Comme vous le savez, la Guinée dispose d’un patrimoine écologique important en Afrique de l’Ouest (des monts Nimba aux écosystèmes du littoral, en passant par le Fouta Djallon et les forêts de la Guinée forestière. Cette richesse est très importante pour la Guinée, mais très importante également pour l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest. La particularité, comme vous le savez, l’essentiel des fleuves majeurs qui sont tout au long de cette partie du monde prennent leurs sources en Guinée. Raison de plus d’accorder un regard attentif et exigeant autour de la préservation de l’environnement et aussi de la question relative à la biodiversité. D’où la nécessité d’avoir une gestion organisée, lucide et durable face aux pressions liées à l’exploitation des ressources à l’expansion agricole et aux évolutions climatiques », a dit Amadou Oury Bah.

Toutefois, il y a des problèmes par endroits, selon le Premier ministre.

« Comme vous le savez, nous sommes ambitieux dans la transformation économique nous avons aussi des exigences. 
Il faut protéger l’environnement, il faut protéger des questions relatives à la biodiversité d’où la nécessité de développer des réflexions et des anticipatrices pour ne pas se tromper. Pourquoi ne pas se tromper parce que si on s’engage tête baissée dans une transformation économique sans prendre en compte les questions environnementales et la nécessité de protéger certains espaces ou espèces, il va de soi que nous allons détruire des éléments de biodiversité et qu’on ne pourra plus reproduire. D’où la nécessité de marcher, comme disent nos amis chinois sur ces deux jambes. Transformer, mais tout en étant prudent en terme de réflexion et en portant, disons un regard très exigeant sur toutes les questions relatives à la biodiversité de manière générale et à la conservation de l’espace naturel », a signalé le chef du gouvernement guinéen.

Le Premier ministre a enfin invité chacun à s’inscrire pleinement dans la dynamique collective pour préserver notre patrimoine et construire une trajectoire de développement maîtrisé à la hauteur des ambitions de la République de Guinée.

Hassatou Barry, pour lesfaits224.com 

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