L’espace culturel du lac Gbassikolo, a abrité la cérémonie d’ouverture de la 18e édition des 72h du livre, dans la soirée de ce jeudi 23 avril 2026. Ce grand rendez-vous culturel a réuni plusieurs membres du gouvernement et ceux de la présidence de la République, ainsi que des acteurs du monde littéraire. Placée sous le thème »Jeunesse et numérique : créativité, innovation et engagement », cet évènement coïncide à la date symbolique de la Journée mondiale du livre.
Durant trois jours (23-24-25 avril), cette édition sera émaillée d’une multitude d’activités, notamment : des expositions-ventes, séances de dédicaces et conférences-débats sur les enjeux du numérique dans l’éducation. Les visiteurs peuvent également participer à des ateliers de création, des concours de poésie slam et des lectures de contes. Des espaces spécifiques sont dédiés à Forécariah (ville invitée d’honneur) et aux treize communes de Conakry afin de mettre en avant la diversité du patrimoine guinéen.
«Cet événement est devenu l’un des plus grands regroupements culturels de notre pays. Après avoir été Capitale mondiale du livre en 2017, Conakry devient aujourd’hui Ville créative de l’UNESCO. Notre objectif futur est d’en faire la capitale africaine pérenne du livre », a-t-elle déclaré, précisant que le livre reste un vecteur essentiel de formation et de cohésion sociale, tout en remerciant le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, pour son soutien constant », a indiqué Madame la Gouverneure, M’Mahawa Sylla, dans son discours de bienvenue.
A son tour, le coordinateur résident des Nations unies, a salué la double reconnaissance de l’UNESCO envers la Guinée. Il a rappelé qu’en 2026, si le titre de capitale mondiale revient à Rabat, Conakry continue de briller par son statut de ville créative.
«Le numérique ne dépasse pas le livre, il l’amplifie. Il offre de nouveaux espaces de diffusion et franchit des distances que les bibliothèques physiques ne pouvaient atteindre seules », a dit Christophe Riaux.
Avant de procéder au lancement officiel de l’évènement, le ministre directeur de cabinet de la présidence de la République a indiqué que cet événement correspond au programme Simandou 2040. Il poursuit en affirmant que la transformation économique de la Guinée passe inévitablement par l’investissement dans l’intelligence.
« Le thème de cette année, jeunesse, numérique, créativité, innovation et engagement, nous interpelle collectivement et nous rappelle une évidence : aucun pays ne peut se développer durablement sans investir dans sa jeunesse. C’est le choix fort porté par le président de la République. À travers le programme Simandou 2040, la Guinée place le capital humain au cœur de sa transformation socio-économique durable et responsable pour au moins les 15 prochaines années. Nous savons que les infrastructures et les grands projets n’ont de sens que s’ils s’accompagnent d’un investissement stratégique massif dans l’éducation, la culture et le savoir pour renforcer un état d’esprit de développement », a déclaré Djiba Diakité.
Sansi Kaba Diakité, le directeur de l’harmattan Guinée, a déclaré aussi que les ’72 Heures du livre sont désormais un patrimoine national.
« Le défi actuel consiste à marier la tradition du papier aux outils numériques… », a-t-il fait savoir.
Hassatou Barry











