C’est confirmé ! Yama Sega et Maya Kaba passent leurs nuits en garde à vue depuis vendredi. Le Parquet Général près la Cour d’Appel de Conakry l’a annoncé ainsi. Les deux « célébrités » de la toile avaient été conduites dans les locaux de l’OPROGEM où elles ont été longuement auditionnées (incroyable histoire).
Que leur reproche-t-on ? Le parquet reproche aux deux dames d’avoir diffusé sur les réseaux sociaux, notamment la plateforme facebook, de propos à « caractère injurieux, outrageant et attentatoire à la dignité humaine ».
La chanteuse Yama Sega (à l’état civil Mariama BAH) et Maya Kaba (influenceuse, Mariama KABA à l’état civil) sont entre les mains de l’Office de Protection du Genre, de l’Enfance et des Meurs (OPROGEM) aux fins d’ouverture d’une enquête judiciaire.
Selon le parquet, les faits dénoncés, commis au moyen de plateformes numériques accessibles au public, sont susceptibles de recevoir les qualifications pénales « d’injures publiques, menaces, propos attentatoires à la dignité humaine, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et infractions liées aux stupéfiants ».
« Ces faits sont prévus et réprimés par les articles 29 et 32 de la loi L/2016/037/AN relative à la cybersécurité et à la protection des données à caractère personnel, des articles 7 et 122 de la loi L/2021/024/AN relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ainsi que des articles 363, 366, 282 et 819 du Code pénal », a averti le Parquet général près la cour d’Appel de Conakry.
Interpellées vendredi 17 avril 2026, elles ont été placées en garde à vue par des officiers de police judiciaires. Yama Séga et Maya Kaba seront présentées le 20 avril 2026 devant le Parquet de la République près le Tribunal de Première Instance de Mafanco pour les suites judiciaires appropriées, annoncent les autorités judiciaires.
Le parquet général réaffirme sa « détermination constante à lutter, avec rigueur et impartialité, contre toutes les formes de criminalité, y compris celles commises dans l’espace numérique, dans le strict respect de la légalité, des droits fondamentaux et des principes de l’État de droit ».
Dernière minute : les deux femmes ont été condamnées, chacune, à deux (02) ans de prison avec sursis et au versement d’une amende solidaire de 40 millions de FG. Par ailleurs, interdiction leur a été signifiée de publier sur les réseaux sociaux pendant deux ans.
Lesfaits224.com avec africaguinee.com